
Le diabète et le rôle de l'entourage
Comme souvent dans les maladies chroniques, le patient diabétique doit être actif dans la prise en charge de sa maladie. Toutefois, l’entourage peut également être partie prenante de cette prise en charge globale, tant sur le plan moral que thérapeutique.
Il est en effet reconnu qu’une bonne prise en charge du diabète passe par l’acquisition de connaissances par le patient mais égalementpar l’entourage sur (1, 2) :
- la maladie, ses complications,
- le suivi médical et diététique,
- ainsi que sur les risques d’hypoglycémie et les moyens de les éviter,
L’entourage et les mesures hygiéno-diététiques
La modification des habitudes alimentaires et la pratique régulière d’une activité physique adaptée aux patients diabétiques sont des composantes essentielles du traitement. Le rôle actif et le soutien de l’entourage dans ces changements de mode de vie peuvent permettre une meilleure efficacité de ces mesures et préserver la motivation du patient.
En effet, il est toujours plus facile de changer des habitudes alimentaires ou de reprendre une activité physique si vos proches vous soutiennent dans cette démarche.
L’entourage et l’observance du patient diabétique
L’entourage a également un rôle important à jouer dans l’observance aux différentes composantes du suivi global du diabète. Ainsi, il a été démontré que l’observance à l’insulinothérapie et à l’AutoSurveillance Glycémique est significativement améliorée avec le soutien des proches (3).
L’entourage et les hypoglycémies (2)
L'hypoglycémie est la plus fréquente des complications du diabète. Elle touche aussi bien les patients diabétiques de Type 1 que les patients diabétiques de Type 2 traités par insuline ou sulfamide hypoglycémiant (4).
L'entourage d’un patient diabétique a un rôle à jouer dans la gestion et la prévention des hypoglycémies.
Les membres de la famille ou les proches doivent ainsi dans la mesure du possible :- rester vigilants devant tout symptôme annonciateur d’une hypoglycémie, tel que les changements d’attitude ou d’humeur (malaises, troubles du comportement, agressivité, refus de manger, nausées, sueurs, fringale…),
- connaître les risques liés à l’hypoglycémie et la conduite à tenir en cas de survenue d’une hypoglycémie,
- apprendre à contrôler la glycémie du patient diabétique s’il n’est pas en mesure de le faire lui-même.
En conclusion, même si le patient diabétique reste toujours le premier acteur de sa prise en charge, les proches représentent une réelle force supplémentaire pour l’aider à mieux gérer la maladie et l’accompagner au quotidien : dans ses changements d’habitudes et la prévention des complications du diabète.
(1) HAS. Bon usage des dispositifs médicaux. Indications et prescription d’une autosurveillance glycémique chez un patient diabétique. Octobre 2007. (2) HAS. Guide ALD. La prise en charge du diabète de type 1 chez l’enfant et l’adolescent. Avril 2007. (3) OMS. ADHERENCE TO LONG-TERM THERAPIES. Evidence for action. 2003. (4) Orban JC et al. Complications métaboliques du diabète. Les Essentiels 2006:471-80.






