
Les hypoglycémies
L'hypoglycémie est la plus fréquente des complications du diabète. Elle touche aussi bien les patients diabétiques de Type 1 que les patients diabétiques de Type 2 traités par insuline ou sulfamide hypoglycémiant (1).
L’hypoglycémie se caractérise par une diminution du taux de glucose dans le sang, la présence de symptômes et la disparition rapide de ces symptômes par le « re-sucrage ». On différencie l'hypoglycémie modérée, traitée par le patient lui-même, de l'hypoglycémie sévère nécessitant une aide extérieure. Chez une personne non-diabétique, l’hypoglycémie est définie par une glycémie veineuse inférieure à 0,50 - 0,55 g/L ou par une glycémie capillaire inférieure à 0,60 g/L (2).
Fréquence des épisodes hypoglycémiques
En pratique, les diabétiques de Type 1 font en moyenne deux épisodes d'hypoglycémie symptomatique par semaine et un tiers de ceux-ci font un épisode sévère par an. L'incidence des hypoglycémies sévères diffère entre les diabétiques de Type 1 et 2 traités par insuline et selon l’ancienneté de la maladie (1).
Causes des symptômes hypoglycémiques
Les symptômes d’une hypoglycémie sont causés (3) :- soit par la baisse de la glycémie, qui peut provoquer des tremblements, de l’anxiété, de la nervosité, des palpitations, de la moiteur, une sensation de faim, la bouche sèche, une pâleur, la dilatation des pupilles, une tachycardie…
- soit par le manque de glucose au niveau du cerveau qui peut provoquer un malaise, des troubles de l’humeur et du comportement, un manque de concentration ou d’élocution (voire une incapacité à prendre des décisions), des convulsions ou un coma.
Les mesures pour éviter un épisode hypoglycémique
Pour éviter les épisodes d’hypoglycémie, quelques règles simples peuvent être adoptées (3) :- Lors de la pratique d’une activité physique (sport, grand ménage, jardinage…) :
- mesurer la glycémie capillaire pour l’ajuster si besoin,
- contrôler la glycémie avant et après l’effort,
- commencer un effort physique avec une glycémie au-dessus de 1,50 g/L, mais à moins de 3 g/L,
- viser un objectif glycémique au moment du coucher d’au moins 1,50 g/L si l’activité a lieu en fin d’après-midi ou en soirée.
- Au moment des repas :
- ne pas sauter de repas en cours de traitement par sulfamides hypoglycémiants ;
- essayer d’avoir une dose d’insuline prandiale correspondant à la quantité et la qualité des glucides ingérés. Cela nécessite de connaître les quantités de glucides contenues dans les aliments et les équivalences glucidiques, d’assurer la consommation de féculents à chaque repas et de faire attention aux aliments à faible index glycémique (petit-pois, lentilles…).
Ce que doit connaître un patient diabétique au sujet des hypoglycémies
Le patient doit (3) :- savoir reconnaître les signes d’une hypoglycémie,
- savoir reconnaître les premiers signes d’hypoglycémie et le confirmer par une glycémie capillaire,
- et également se resucrer avec 15 grammes de glucides toujours à disposition suivi d’une collation en fonction de l’horaire du repas.
Le re-sucrage en pratique (4)
En cas de symptômes hypoglycémiques, le patient diabétique doit arrêter toute activité et se re-sucrer avec 15 grammes de glucides. Les symptômes disparaissent généralement 10 à 15 minutes après le re-sucrage.
| À utiliser | À ne pas utiliser |
|---|---|
| 3 morceaux de sucre n°4 | Fruit frais |
| 1 verre de soda | Chocolat |
| 3 bonbons | Jus de fruit frais |
| 1 cuillère à soupe de confiture ou de miel | |
| 2 barres de pâte de fruits |
Le rôle de l'entourage par rapport aux hypoglycémies(3)
L’entourage d’un patient diabétique doit savoir dépister les signes d’alerte d’une hypoglycémie (malaises, troubles du comportement, agressivité, refus de manger, nausées, sueurs, fringale…). Ainsi, l’entourage doit, dans la mesure du possible :- apprendre à contrôler la glycémie d’un proche en cas de crise,
- être informé sur les signes suspects, les risques liés à l’hypoglycémie et les moyens d’y faire face.







